La Guerre des Clans Remember
Bienvenue jeune étranger ! N'aie aucunes craintes envers la forêt, peut-être qu'ainsi elle impressionne, mais elle renferme un grand mystère ... Viens le découvrir, en la pénétrant ! Deviens le guerrier le plus farouche, ou la guerrière la plus douce. Créé ton histoire en foulant le sol de la forêt de Cerfblanc, on attend que toi !



 

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 Prince des Embruns — « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »

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MessageSujet: Prince des Embruns — « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »   Sam 07 Mar 2015, 17:00


PRINCE DES EMBRUNS ▲
NOM  → Prince des Embruns.
  AGE  → Trente lunes.
  CLAN  → Vent.
  RANG  → Lieutenant, ou sinon simple guerrier.
  SEXE  → Mâle.
  ORIGINES → Papa. J’aimerais tellement que tu te souviennes de moi, que tu te rappelles au moins mon nom. Mais je ne sais pas si c’est le cas et je ne le saurai sans doute jamais. Nous n’aurons peut-être pas l’occasion de nous revoir et c’est sûrement mieux ainsi. J’ai refait ma vie, loin de toi, loin de mon clan. Malgré tout, je serai toujours ton fils et tu seras toujours mon père. Pour toujours et à jamais.

Et toi, maman, tu es si belle. Je me rappelle de toi comme si tu étais là, en face de moi, et que je pouvais observer les lignes de ton visage et de ton corps tout entier. Sache que je ne t’en veux pas d’avoir engendré un monstre, celui-là même qui a brisé ma vie. Tu n’y étais pour rien. Tu n’y es pour rien. Tu ne savais pas ce qui allait arriver. Maintenant, tes deux fils sont des monstres assoiffés de sang. Lui comme moi. Je suis bien conscient de ce que je suis mais je ne pourrai pas m’arrêter tant qu’il ne sera pas mort. Tant que je ne l’aurai pas tué de mes propres griffes. Excuse-moi, maman. Excuse-moi du mal que je vais te causer. Mais c’est pour notre bien à tous.

Quant à toi, ma sœur, ma chère sœur. Je n’ai pas pu passer autant de temps avec toi que je l’aurais souhaité, dernièrement. Mais je n’oublie pas, et toi non plus, j’espère, que nous sommes liés et que rien ni personne ne pourra nous séparer. Un jour, je te retrouverai. Un jour, je te reverrai. Je te le promets. N'oublie jamais que tu as été mon soleil dans ce monde de ténèbres. Celle qui m’a empêché de me faire engloutir par mes propres démons. Celle qui m’a aidé à vivre au jour le jour. Celle qui m’a aidé à combattre le monstre que je suis. Je t’aime.

Enfin, toi, mon demi-frère, tu as beau faire partie de ma famille, il n’y a pas de termes pour exprimer ce que je ressens pour toi. Dégoût. Haine. Si les mots me manquent, sache que ma volonté, elle, ne faiblit pas. Je te traquerai et je te tuerai. N’essaie pas de m’échapper, tu ne feras que retarder le moment d’une longue, d’une très longue agonie.
ORIENTATION  → Hétérosexuel.
AMBITION  → Vivre. Survivre. Se venger. Être courageux.
DEVISE  → « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »

  CODE DU REGLEMENT  →
 
YOU CAN PLAY ANY CHARACTER & YET BEING NOBODY JUST AS ONE MAY SMILE & SMILE & BE A VILLAIN
Accompli. Admirable. Sculptural. Illustre. Altier. Noble. Juvénile. Vif. Énergique. Agile. Véloce. Leste. Désinvolte. Habile. Persévérant. Résigné. Endurant. Je suis ces mots. Ils reflètent foncièrement ce que je suis et ce que je tends à être.

Je suis un de ces êtres qu’on n’oublie pas si facilement.

Physiquement, j’ai un pelage bicolore. Quant à mes yeux, ils sont vairons : l’un est d’ambre, l’autre d’azur. D’un bleu semblable au firmament lors de la période estivale, semblable aux lagons paradisiaques de contrées encore inexplorées, semblable à tant et tant d'éléments tous aussi ineffables les uns que les autres. Des iris capables de vous plonger dans la plus grande perplexité dès lors que vous songez à les contempler. Dès lors que vous songez à vous perdre dans cette vaste étendue nuancée de reflets anthracites et azurés. Je le sais. Je n’ai qu’à voir votre regard chaque fois que vous contemplez le mien. Je suppose qu’il faut de la volonté pour en sortir. Regardez-moi encore. Vous vous sentez faiblir tandis qu'une duveteuse sensation de quiétude vous enveloppe et vous berce. Invulnérable, voilà ce que vous devenez. Je pourrais vous tuer si je le voulais. Mais je ne le ferai pas. Pas tant que le monstre que je suis parfois n’aura pas pris le contrôle de mes moindres pensées.
Le Tobias que je suis est un être vil et abject. On ne me qualifie pas de démon pour rien. J’aurais tout à fait eu ma place dans la Tribu des Incubes, mais le sort en a décidé autrement. Méfiez-vous car il ne fait jamais bon de rester en ma compagnie. Je m'empresserai de vous berner, de vous tendre un piège et de vous prendre dans les mailles de mon filet. Je suis bien plus rusé que vous ne le pensez. Je vous manipulerai si je le peux puis quand je me lasserai de vous, je tournerai mes yeux vairons, mes yeux maudits et gorgés d’une rage incommensurable vers votre personne. Votre dernière heure sera proche. A ce moment-là, il vous faudra courir pour sauver votre peau.
Je suis également ombrageux, prompte à réagir rapidement. Vif, endurant, personne ne peut me battre. J’en reste persuadé. J’ai une sacrée force de caractère. Je ne me laisse pas marcher sur les pattes et je n’hésiterai pas à remettre les autres à leur place. Je suis conscient que je suis orgueilleux, vaniteux et cruel. Mais je n’en ai que faire. J’ai tous les défauts du monde, mais je saurais en faire des qualités pour terrasser celui qui a brisé ma vie. Je suis implacable. Ma volonté est de fer. Il mourra de mes propres griffes.

J’ai souvent entendu que la vengeance procède toujours de la faiblesse de l'âme, qui n'est pas capable de supporter les injures. Alors, d’une certaine manière, je suis faible. Je ne suis pas courageux. Je suis égoïste. Mais j’ai de la volonté et ça, personne ne pourrait le nier.

Quant au Prince des Embruns que je suis par moments et que je retrouve peu à peu, il est d’une bonté à toute épreuve. Il veut être brave, désintéressé, intelligent, honnête et indulgent. Il le désire de tout son corps, de toute son âme mais ne pourra jamais l’être tant qu’il n’aura pas accompli sa quête.

Pour l’instant, je ne suis que l’ombre de moi-même.

FOOLS LEARN FROM EXPERIENCES WHILE WISES LEARN FROM HISTORY
THIS IS A STORY FULL OF HAPPINESS ▲


Le temps passe. Lentement. Je me suis couché sur le dos pour observer le ciel, encore et toujours. On est le soir, à présent. La nuit recouvre le monde de son litham d’ébène. Les étoiles parsèment la voûte céleste. La brise légère, elle, souffle sans discontinuer sur mon visage. Je me remémore les soirées passées à deux sous la lune, corps contre corps. Mais tout ça est fini maintenant. Rien n’est plus comme avant et rien ne le sera jamais plus. A cette pensée, mon corps vibre d’une rage non contenue et je sais que mon regard s’est durci. On m’a forcé à l’exil et je ne pourrais pas l’oublier. Jamais je ne pourrais l’oublier, tant que je n’aurais pas pris ma revanche. Il a brisé ma vie, à moi de lui briser la sienne. A moi de lui ôter tout ce à quoi il tient. Sa famille, ses amis, ses enfants. Je n’hésiterai pas à tous les tuer pour le simple fait de le voir pleurer, recroquevillé sur les corps de ses proches. Rien que pour le simple fait de le voir dévasté, ruiné comme je l’ai été.

Je m’appelle Tobias et je suis un monstre.

Il y a quelques jours de cela, j’étais un apprenti fraîchement nommé, qui venait tout juste de prêter allégeance à son clan, pour le meilleur et pour le pire. Maintenant, je ne suis plus qu’un félin meurtri et assoiffée de sang et surtout, de vengeance. Avant, j’étais on ne peut plus heureux : j’avais des parents aimants bien qu’il ne s’aimât pas forcément entre eux et une sœur que j’affectionnais plus que tout. Elle et moi, on était liés comme les deux doigts de la main. Mes qualités me promettaient un avenir radieux : j’aurais pu fonder une famille, plus tard, et qui sait, ne pas devenir qu’un simple guerrier, bien que dévoué à son clan. Intérieurement, je voulais devenir plus qu’un simple guerrier. Je voulais devenir ce que tous les autres n’étaient pas. Quelqu’un dont on se souviendrait, quelqu’un qu’on n’oublierait pas si facilement. A ce moment-là, déjà, j’avais soif de pouvoir. Je ne l’ai appris que bien plus tard, à mes dépens : les gens avides de pouvoir et qui finissent par l'obtenir vivent dans la terreur de le perdre. Et c'est pour cette raison qu'il ne faut en donner qu'à ceux qui ne le désirent pas. Jamais il ne faudrait me donner ce pouvoir que je désirais si ardemment. Jamais. Et le Destin décida de s’en mêler pour m’épargner une vie remplie de terreur. Il m’offrit à la place une existence qui ne se résuma qu’à un seul mot : vengeance.

Ce qui fit tout basculer, ce fut lui, ce guerrier du clan dont je n’oublierais jamais le regard. Un regard à vous en hérisser les poils sur l’échine. Il était fou. Dément même. Ma route a croisé une fois la sienne et il n’a pas manqué de s’en prendre à moi. Ce ne fut que des lunes plus tard que je compris que c’était la jalousie qui l’avait poussé à me torturer. Il me ruinait et mon corps n’était plus qu’un amas de cicatrices, certaines dissimulées par mon pelage. Mais elles n’échappèrent aux regards de mes parents : quand je leur révélai ce qui se passait, ils comprirent à qui j’avais affaire. Ils pensèrent quand même que ça allait s’arranger, que tout ça était fini. Mais non, je rentrai en sang le lendemain, comme la fois d’avant. Mes parents m’intimèrent alors de m’enfuir pour quelques temps. Je n’étais plus en sécurité et ils n’étaient pas en mesure de me protéger. Comme personne d’autre, d’ailleurs.
Chose que je ne pus concevoir et que je ne compris pas.

Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est que je ne reviendrais pas. Pas tout de suite.

Alors je courus. Je courus à en perdre haleine. Je courus sans me retourner. Quand je m’arrêtai enfin, à la nuit tombée, je me faisais l’effet d’un lâche. Et d’un traître. J’avais ostensiblement fui l’ennemi au lieu de le combattre, et j’avais quitté mon clan natal pour le monstre que je devins par la suite.

Penché au-dessus de l’eau, je contemplai ce visage terne, ce regard vitreux, ce corps cadavérique et anémique anéanti par la souffrance. Ce mal qui s’était insinué dans les moindres anfractuosités de mon organisme pour me ronger de l’intérieur, pour me dévorer insensiblement et me déposséder de mon énergie vitale. Ce mal qui avait réussi à dévaster ma vie et qui causerait sans aucun doute ma perte. Qui sait, peut-être serait-ce dans une lune ou même dans vingt que je fermerai les yeux pour la dernière fois ? Je savais juste que les jours étaient comptés et que chaque instant tangible qui se tenait en équilibre sur le fil de mon existence se devait d’être gravé dans les méandres de mon esprit. Je tentais de conserver la kyrielle d’images souriantes qui s’apposaient à mon esprit, je tentais de les retenir entre mes griffes mais elles s’estompaient inéluctablement pour laisser place à des larmes coruscantes et des cris de désespoir proférés par mes proches. Je revoyais les visages des membres de ma famille un court instant. Rien qu’à ces funestes pensées, je me sentis défaillir et tentai tant bien que mal de me raccrocher à cette hâve représentation de moi-même que j’apercevais dans l’eau. Je finis par lever les yeux pour, cette fois-ci, observer le ciel qui laissait filtrer les ultimes rayons de soleil. Mon regard vitreux qui paraissait pourtant retrouver un semblant de regain d’énergie se posa sur le lointain qui prenait une couleur de plus en plus flamboyante tandis que le crépuscule s’installait. Cette rebutante journée touchait à sa fin et les derniers rayons de l’astre se dissipaient enfin pour laisser place au halo argenté de la lune, peu à peu. Tout se nimbait d’or et de couleurs rougeoyantes, tout devenait en proie au feu, tout se revêtait d’ambre et de bronze sous mes yeux que je savais émerveillés. De là où j’étais, je pouvais percevoir la brise tantôt impavide, tantôt impétueuse mais toujours aussi libre qui me charmait et m’enveloppait dans un tourbillon de sensations inouïes. Je ne pouvais cesser de me comparer, de me substituer à elle, rêvant d’un jour prendre sa place.
Pendant des jours, ce fut le même refrain. Chaque soir, à l’heure du crépuscule, mon corps se tournait vers la voûte céleste et je restais là, immobile, à regarder ces couleurs flamboyantes teindre chaque particule du paysage. Jusqu’à ce que ce spectacle finisse par me lasser. Jusqu’à ce qu’enfin je comprenne que mon existence ne rimait plus à rien et que je devais lui donner un sens.
Seul, livré à moi-même alors que je n’étais même pas en âge de devenir un guerrier, je me forgeai un nouveau caractère. Je me reconstruisais pour devenir ce qu’il y avait de plus mauvais en chaque être. Je ne fus plus qu’un monstre. Je finis par renier mes ancêtres et j’abandonnai ostensiblement mon nom de clan pour me faire connaître sous celui de Tobias. C’était mon nouveau-moi, désormais. Je n’étais plus habité que par un seul désir, une unique raison de vivre : me venger de celui qui avait brisé ma vie à tout jamais. Chaque fois que mon meilleur côté refaisait surface, il me suffisait de sentir de nouveau la brûlure de mes cicatrices sous mon pelage pour être habité par une rage inextinguible. Il me suffisait seulement de regarder mon reflet pour voir cette balafre qui me barrait l’œil droit et qui avait manqué de me rendre borgne.
Je ne cessais jamais de m’entraîner. Personne n’était-là pour m’apprendre, comme l’aurait fait un mentor avec son apprenti. Ce fut la vie elle-même qui m’inculqua tout ce que je devais savoir. Je devins fort, rapide et plus rusé que je n’aurais jamais pu l’espérer. Me battre était devenu comme une seconde nature. Je serais enfin prêt pour me venger une bonne fois pour toute. Désormais, je savais que j’étais une lame et lui la pierre sur laquelle je m’aiguisais. J’étais trop solide pour me briser aussi facilement, et je m’améliorais et m’affûtait un peu plus chaque fois que je pensais à lui. Mon pire ennemi.

Au cours de ma vie, j’ai appris que, parfois, le courage, c'est juste de serrer les dents contre la souffrance, et de s'efforcer d'avancer au jour le jour, lentement, vers une vie meilleure. Alors, à ce moment, je n’étais pas courageux. Je n’avais rien de courageux en moi. Je restais obstinément focalisé sur les évènements du passé. Je savais que je ne pourrais pas vivre tant que je n’aurais pas fait couler le sang. Son sang.

Au bout de plusieurs lunes, je n’étais définitivement plus le même, physiquement ou mentalement. Tobias avait pris le dessus sur l’être que j’avais été dans le passé. J’étais un monstre né de mes désirs les plus inavouables. J’étais un monstre né des douleurs du passé. Je finissais par tuer pour le simple plaisir de voir mes proies se recroqueviller et me supplier d’une voix éteinte. Seulement un jour, un de mes combats ne se passa pas comme prévu. Je n’aurais jamais pu l’imaginer, moi l’invincible, moi le coriace, moi le guerrier invulnérable que j’étais et que j’avais toujours rêvé d’être. Je fus gravement blessé et me vidais de mon sang à mesure que le temps passait. Je continuai quand même d’avancer. Personne n’était là pour m’aider. Et de toute façon, c’était mieux comme ça. Je ne voulais côtoyer personne et personne ne voulait me côtoyer. Je les comprenais. Tobias était quelqu’un de mauvais. J’étais quelqu’un de mauvais.
Sur les terres du Vent où je venais de pénétrer sans le savoir, se dressaient de hauts sapins figés dans une immobilité des plus prégnantes. Le jour mourrait dans un silence glacial tandis que j’avançais péniblement, dans ce paysage que je trouvais aujourd’hui fade et qui s’étendait, triste et monotone, à perte de vue. Après des heures de marche, les dernières lueurs du jour s’éteignirent enfin. Les ténèbres nimbaient le monde d’une teinte affligeante tandis que le litham d’ébène, constellé d’étoiles luminescentes, déployait ses bras d’une longueur infinie. La lune, à son apogée, flamboyait de son éclat ardent et illuminait le tertre de son cerne opalin. Au petit matin, je me retrouvais là, allongé par terre, baignant dans mon sang. Je vivais mes dernières heures. Du moins, j’en restai persuadé jusqu’à ce que j’aperçoive des guerriers se diriger vers moi. Ma vision devient floue. Je les suivais des yeux sans une once d’émotion tandis qu’ils entreprenaient tant bien que mal de me traîner jusqu’à leur camp. Je me sentais engourdi, au plus profond de moi, mais au dehors je n’étais qu’une débauche d’énergie et de volonté, qui hurlait et se débattait. Je mordis le guerrier qui se tenait sur ma droite et je souris en sentant le goût du sang. J’étais Tobias, j’étais invincible. Je n’avais besoin de l’aide de personne. Puis ce fut le néant. Mes dernières forces m’avaient abandonné.


Quand je me réveillai, j’étais allongé dans une tanière qui pestait l’odeur si caractéristique du Vent. Je savais où j’étais et je le redoutais. Je ne voulais pas me mêler à eux. Ma place était chez moi, dans le clan de l’Ombre. Je décidai quand même de rester quelques jours le temps de reprendre des forces et de laisser le guérisseur soigner mes blessures. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que le Nuage des Embruns que j’avais été referait surface au détriment du Tobias que j’étais, et que je me mettrais à éprouver de la sympathie pour ces gens qui m’entouraient. Ils étaient bienveillants, chaleureux et semblaient vouloir tout le bonheur du monde. Je n’aurais jamais cru dire ça un jour mais je me sentais bien parmi eux.
Toutefois, je me faisais plus que jamais l’effet d’un traître vis-à-vis de mon clan natal. Je ne pouvais pas rester ici. Et pourtant, je le fis.
En l’espace de quelques jours, j’avais réussi à tomber amoureux. Elle s’appelait Aile d'Oiseau. Je savais d’instinct ce qu’était ce sentiment, que c’était ce que faisait l’amour vrai : il nous élevait au-delà de ce qu’on était, au-delà de ce qu’on pensait pouvoir devenir. Elle me comprenait et mon cœur cessait d’être un problème. Elle m’aidait à combattre le Tobias que j’étais pour laisser ressortir ce qu’il y avait de meilleur en moi. Depuis tout petit, je savais une chose : que la vie nous abîmait, tous. On n’y échappait pas. Mais j’étais en train d’en découvrir une autre : qu’on pouvait se réparait. On se réparait les uns les autres. Elle me réparait. Avant, je pensai que quand on tombait amoureux, on atterrissait quelque part au hasard et qu’on n’avait plus qu’à faire avec. C’était peut-être vrai au début, mais ce n’était certainement pas ce qu’on vivait là, maintenant. Je l’aimais de tout mon cœur et, aujourd’hui encore, je l’aime comme au premier jour.

Maintenant, allongé sur le dos en regardant le ciel, je me rappelle mon baptême de guerrier qui a eu lieu il y a plusieurs jours. J’ai trente lunes et à cause de mes mésaventures, j’étais bien plus âgé que tous les autres apprentis en âge de devenir guerrier. Mais ils m’ont accepté comme j’étais, avec mes qualités. Et mes défauts. Parfois, je suis pris de remords en repensant à mon clan natal, à tous ceux que j’ai laissé derrière moi. Mais pas aujourd’hui, pas maintenant. C’est plutôt la rage et la haine qui me tiennent éveillé. Je laisse un soupir éthéré s’échapper de ma gueule entrouverte tandis qu’un nuage vaporeux s’en extirpe. Je le regarde ondoyer quelques instants puis s’évanouir comme s’il n’avait jamais subsisté. Je crois que j’esquisse l’ombre d’un sourire fuligineux mais ce n’est sûrement qu’une illusion chimérique. Mon visage reste tel un masque de fer impénétrable. Il ne traduit pas la moindre émotion. Il reste indubitablement impavide malgré le trouble qui m’habite par fragiles instants.
Je compte bien prendre ma revanche sur mon frère. Mon demi-frère.
Je me le promets.
Une voix en moi hurle que son sang est mon sang et me pousse à lui pardonner. Mais je sens encore la brûlure de mes cicatrices, même autant de temps après, et je revois mes parents m’exhorter à la fuite. Ma volonté ne faiblit pas. Je le tuerai.
NOM → Texte ici.
  AGE  → 17 balais.
  SEXE  → Fille, évidemment.
  PUF  → Caspian, Casse-Pieds et ses innombrables dérivés.
  AVIS SUR LE FORUM → Très joli forum, j'espère que vous saurez accueillir un tas de personnes !
  ACTIVITE  → Autant que mes études me le permettent, en prenant en compte que je suis en internat et que je passe le BAC cette année  
  AUTRE  → keurkeur.
 
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Dernière édition par Prince des Embruns le Sam 07 Mar 2015, 17:38, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Prince des Embruns — « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »   Sam 07 Mar 2015, 17:20

Bienvenue, je me doutais que ce rang allait rapidement être pris ! Bienvenue chez le Vent alors ♥

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MessageSujet: Re: Prince des Embruns — « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »   Sam 07 Mar 2015, 17:21

Bienvenuuue !
Je pense que tu sais ce qu'il te reste à faire, bonne continuation.

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MessageSujet: Re: Prince des Embruns — « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »   Sam 07 Mar 2015, 17:25

Caspian ? Ici ?
C'est grâce au Top Site ?
Bienvenuuue courage pour finir ♥️
Et pour le poste de lieut', c'était pas Fleur d'Autan qui voulait le prendre si j'me souviens ?

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Δ Petit
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MessageSujet: Re: Prince des Embruns — « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »   Sam 07 Mar 2015, 17:44

Oui Pie, par le top-site. :)
Et sinon pour Fleur j'avais proposé. x)
Validooosh ~

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MessageSujet: Re: Prince des Embruns — « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »   Sam 07 Mar 2015, 17:47

Merci pour l'accueil :3
Et en ce qui concerne le rang, never mind, je resterai simple guerrier dans ce cas !
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Δ Petit
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MessageSujet: Re: Prince des Embruns — « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »   Sam 07 Mar 2015, 17:48

Non, non, c'est bon ne t'en fais. XD

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Prince des Embruns — « L'amour naît dans un regard, grandit dans un baiser, meurt dans une larme. »

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